Roll Eichner et Dorcas Dene… à suivre dans Le Novelliste

‘Le Novelliste’ voulait son feuilleton, ‘Le Novelliste’ en aura deux ! Rien à voir avec le roman à suivre, dont la formule devrait perdurer au-delà du numéro trois, avec des ouvrages de référence dans nos domaines de prédilection mais n’ayant jamais été traduits dans notre langue. Les deux feuilletons du ‘Novelliste’ seront au sommaire chacun à tour de rôle, à partir du numéro 2 à paraître fin mai. Et pour remplir cette mission, la revue s’est assuré le concours de deux détectives de choc !

Le premier, Roll Eichner, est né sous la plume de Christian Vilà, en hommage à l’un de nos derniers auteurs littéralement pétris de littérature populaire du vingtième siècle : Roland C. Wagner. Aidé de sa fidèle collaboratrice Sinsé, fée clochette virtuelle (autrement dit I.A.) apte à se glisser sur tous les réseaux aussi bien que dans les synapses de son cerveau, il aura à résoudre les cas les plus ardus dans une ambiance mêlant les complexités et les impasses du monde 2.0 au polar, au fantastique et la science-fiction. Premier rendez-vous dans le numéro 2 (puis dans chaque numéro paire), avec un vampire hors norme.

La deuxième (car il s’agit d’une femme, une « lady detective » comparable à Violet Strange dont nous entretenait Jean-Daniel Brèque dans le premier numéro) doit son existence et ses aventures à George R. Sims (1847-1922), romancier, journaliste, poète, dramaturge anglais à succès pourtant bien peu (sinon jamais, un spécialiste voudra bien le préciser si nécessaire) édité en France. Dorcas Dene (car tel est le nom de notre héroïne) est par nécessité devenue actrice, avec un don certain pour le déguisement qui lui sera bien utile dans la suite de sa carrière. Car lorsque son mari peintre devient subitement aveugle, il lui faut endosser le rôle de détective et résoudre, avec l’aide de Mr Saxon (dramaturge et narrateur du récit, son ‘Watson’ à elle) des énigmes policières en apparence insolubles. Les enquêtes de Dorcas Dene ont été publiées en deux volumes en 1897 et 1898. Il sera donc désormais possible de lire certaines d’entre elles dans chaque numéro impair du Novelliste, à partir du troisième, en novembre 2018.

Précisons que dans les deux cas, il s’agit d’histoires complètes et autonomes, même si celles-ci font intervenir un personnage récurrent. De quoi, pour le lecteur, s’attacher à un univers et à une figure de fiction sans avoir de fil à la patte. Cette publication en parallèle de deux créations romanesques adoptant un même schéma narratif à cent vingt ans de distance est également dans la droite ligne du projet éditorial de la revue. Un grand merci à Christian Vilà (ainsi qu’à George R. Sims, quoiqu’il doive s’en tamponner le coquillard à présent) d’avoir rendu cela possible.

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