Pensées centenaires de Karin Boye

Le 17 avril 1917 est un mardi, en Suède comme ailleurs. Karin Boye, alors âgée de seize ans et demi, ouvre un cahier et inscrit « TANKEJOURNALEN » en haut de la première page, en capitales déterminées. D’autres jeunes filles décideraient d’entamer un journal intime pour y noter les détails secrets de leur jeune vie bourgeonnante. Quant à elle, ce sont les pensées qui se bousculent sous son crâne ‒ parfois lumineuses, parfois étranges ‒ qu’elle décide de consigner.

 

Peut-être a-t-elle déjà décidé de devenir écrivain et sait-elle qu’il vaut mieux ne pas laisser filer ces fulgurances susceptibles de constituer les premiers matériaux de ses travaux. Peut-être, tout simplement, agit-elle instinctivement, sans trop savoir pourquoi. Quoi qu’il en soit, durant cinq années, jusqu’au 19 avril 1922, elle se pliera à cet exercice, non pas journellement mais au gré du besoin qu’elle en ressent. Ce sont les entrées de ce recueil de pensées, un siècle jour pour jour après qu’elles aient été rédigées, que l’ours danseur vous propose de découvrir.

 

Aujourd’hui, 17 avril 1917, Karin Boye écrit dans son cahier :

La véritable joie n’existe que lorsqu’un authentique sérieux subsiste.

 

Prochaine entrée le 8 mai 2017

Source : Samlade Skrifter av Karin Boye, 11 – Varia, Albert Bonniers Förlag, Stockholm, 1949.
Illustration : portrait promotionnel anonyme.

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