Le Novelliste : au sommaire du premier numéro

L’acte de naissance du Novelliste ayant soulevé plus d’intérêt et de réactions que ne l’avait prévu son initiateur, les choses sont allées très vite. Dans le respect des intentions originelles, l’identité autant que les moyens et les ambitions de cette nouvelle publication se précisent. Revue ? Magazine ? Anthologie permanente ? Le sujet n’est pas encore tranché, mais d’ores et déjà le contenu du premier numéro est arrêté. Revue de détail ci-dessous.

 

Comme annoncé ici-même, Le Novelliste se consacrera essentiellement à la publication de nouvelles, pour moitié écrites par des écrivains d’aujourd’hui, et pour l’autre moitié par des auteurs (principalement anglo-saxons mais pas que) représentatifs de « l’âge d’or des conteurs ». Sur le même principe (moitié hier, moitié aujourd’hui), on trouvera également dans le Novelliste des articles, essais, interviews, qui apporteront les repères nécessaires sans pour autant verser dans l’étude savante ou l’archéobibliographie ­‒ il existe déjà d’excellentes revues sur ce créneau, comme Le Visage Vert ou Le Rocambole. Pour être plus clair encore, disons que la fiction et la forme courte sont dans l’ADN du Novelliste. Mais bien plus que l’étude d’un genre par une approche historique, c’est un dépaysement du lecteur par le plaisir de la lecture qui sera proposé.

Les plumes d’aujourd’hui seront représentées dans ce numéro par Dominique Warfa ­(De cuivre et d’ambre), Christine Luce (Les enfants de bohème), Sylvain-René de la Verdière (L’arrhénotoque), Yves Letort (Le chien) et Bruno Pochesci (L’enfilade). Tous ces textes sont inédits, et je ne remercierai jamais assez leurs auteurs d’avoir bien voulu, en me les confiant, essuyer les plâtres de cette nouvelle publication.

Les plumes d’hier seront celles de : George Griffith (1857-1906) avec Une année de génie (A Genius for a year, 1896, avec les illustrations d’origine d’A. Kemp-Tebby) ; E. Douglas Fawcett (1866-1960), avec la première partie (sur quatre, à suivre dans les prochains numéros) de son roman Hartmann l’anarchiste (Hartmann the anarchist, 1893, avec les illustrations d’origine de Fred. T. Jane) ; Edith Nesbit (1858-1924), avec Plus noir que l’enfer (The power of darkness, 1905), l’une de ses rares nouvelles fantastiques ; Anna Katharine Green (1846-1935), avec L’indice intangible (The intangible clue, 1914), enquête d’une détective hors norme, Violet Strange ; Émile Pouvillon (1840-1906), avec Dans les feuilles (1898), pour ne pas faire l’impasse sur le mélodrame social si courant à l’époque. Tous les textes anglo-saxons sont, à ma connaissance, inédits en français, et j’en serai le traducteur, sauf pour ce qui est de la nouvelle d’A.-K. Green, qui sera traduite par Jean-Daniel Brèque, en avant-première d’un volume à paraître début 2018 dans sa collection Baskerville (Les problèmes de Violet Strange).

Du côté de la non-fiction, je ferai le point sur l’étrange destinée d’un vaisseau historique devenu vaisseau de légende, au terme d’un parcours entre réalité et fiction, sur et sous l’eau (‘Le Vengeur’, de la gloire au déshonneur). En complément de la publication du premier épisode de Hartmann l’anarchiste, Une visite au musée des dynamiteurs (Dynamite and dynamiters, auteur anonyme, The Strand, février 1894) permettra de réaliser que la vogue de la « blasted literature » ne reposait pas que sur des peurs irrationnelles. À quoi bon les lire ? (Why read at all?, de Lewis Baumer, paru dans Punch en 1909-1910) est une série dessinée en six épisodes proposant en six vignettes humoristiques l’essence de l’œuvre des écrivains William Le Queux, Arthur Conan Doyle, Hall Caine, Robert Hichens, ainsi que, de manière plus générale, des auteurs de souvenirs de chasse et de feuilletons mélodramatiques. Apologie des dépoussiéreurs sera une rubrique régulière dont le titre résume le propos, et qui sera pour ce premier numéro (à tout seigneur tout honneur) consacrée à la collection Baskerville de mon ami Jean-Daniel Brèque. Je le remercie en outre de m’avoir permis de reproduire un étonnant article teinté d’humour du grand Robert Barr (1849-1912) intitulé Comment écrire une nouvelle ?, dont il a signé la traduction, en conclusion toute indiquée de ce numéro, que parachèvera une présentation bio-bibliographique (avec portrait quand ce sera possible) de tous les auteurs.

(Prochain rapport d’étape en juin, avec davantage d’informations sur ce que sera l’incarnation de papier de ce premier numéro.)

 

Tout renseignement et envoi de manuscrit : leo.dhayer@laposte.net

Illustration : Liberté de la presse, gravure d’époque anonyme.

5 commentaires sur “Le Novelliste : au sommaire du premier numéro

      1. Et je tam-tam dans tous les coins de la jungle ! L’esthète de mule saute, saute, saute de joie (triple croche, noire). 🙂

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