Défense et illustration de la fiction en tant qu’art, par Ouida

Je ne résiste pas à l’envie de traduire sur le pouce cet extrait d’une récente lecture nocturne, dans lequel une graphomane impénitente et artiste hors pair s’insurge contre les tenants de la lecture utilitariste, illustrant ce faisant avec brio ce qui fonde la passion des lecteurs de romans que nous sommes.

  On rapporte que lors de la cérémonie d’inauguration de la bibliothèque publique de Lambeth, à Londres, Sir John Lubbock [1834-1913, archéologue et naturaliste britannique influent] a fait à propos de la fiction romanesque les quelques remarques suivantes : « Sir J. Lubbock, en remerciant le prince de Galles et la princesse Louise, fit remarquer que les […]

Pour une réhabilitation de la dame Ouida

Ange de bonté et femme incomprise pour certains, harpie scandaleuse et manipulatrice pour d’autres, Ouida (1839-1908) a suscité les opinions les plus diverses quant à sa personne. Son œuvre n’a pas été mieux lotie, la plupart des critiques de son époque raillant son style relâché et son manque de fiabilité tandis que de brillants esprits (parmi lesquels Max Beerbohm) la considéraient comme un écrivain de premier plan. Alors que dans le monde anglo-saxon un regain d’intérêt – notamment au niveau universitaire – semble s’esquisser la concernant, jamais elle n’a été à ce point oubliée dans notre pays. Plus de cent ans après sa mort, le temps pourrait être venu de tenter une réhabilitation de la dame Ouida, tout simplement pour rendre sa place à une grande artiste et à un jalon essentiel des littératures populaires.

  The Fine and the Wicked de Monica Stirling (Les inventions du cœur, Seuil, 1960), bien que documenté et fourmillant de détails et d’anecdotes pour resituer l’œuvre et l’auteure dans son époque, m’avait frappé par l’empathie suspecte manifestée à l’égard de Ouida – pas vraiment un gage d’objectivité. Le billet de blog dont on trouvera […]

OL’CHAP 0, Un chien des Flandres, Ouida

Nouvelle traduction de ce classique de la littérature enfantine dans les pays anglo-saxons et asiatiques, totalement méconnu en France. Je ne pouvais rêver mieux que ce conte de Noël affreusement triste et délicieusement mélo pour lancer cette collection.

A dog of Flanders, Ouida, 1872, trad. Leo Dhayer, couverture de Jef Benech, printemps 2016. Un chapbook, entièrement ‘homemade’, au demi-format A4, de 72 pages, avec couverture couleurs rempliée, reliure à la japonaise. 17 copies numérotées : INDISPONIBLE 4 copies d’auteur sur papier spécial : INDISPONIBLE Quelques ‘ghost-copies’ sur papier ordinaire avec façonnage simplifié : 2 EX. DISPONIBLES […]