Rien ne nous sera offert

Après le temps des constats, celui de l’action. Une plus juste rémunération des auteurs et une répartition plus équitable de la richesse produite dans l’édition ne se demandent pas : elles se revendiquent, elles s’exigent, elles s’arrachent. On nous traite depuis suffisamment longtemps comme quantité négligeable pour que nous ayons au moins une certitude : celle que rien ne nous sera offert. On convoque des « États Généraux de l’Imaginaire » ? Le temps est venu de rédiger nos « cahiers de doléances » ! C’est le sens de la lettre ouverte que vient d’adresser le Syndicat des Écrivains de Langue Française à 17 éditeurs de nos genres de prédilection, qu’il a mise en ligne sur son site, et que l’ours danseur relaie bien volontiers ci-dessous.

Pas d’Imaginaire sans auteurs ni autrices ! Lettre ouverte aux éditeurs de l’Imaginaire : ActuSF, L’Atalante, Au diable vauvert, Le Bélial’, Bragelonne, Critic, Folio SF, J’ai lu SF, La Volte, Le Livre de Poche, L’homme sans nom, Lune d’encre, Mnémos, Les Moutons électriques, Outre Fleuve, Pocket, Scrinéo. Le 10 octobre 2017 À l’initiative d’un regroupement d’éditeurs et […]

Le Novelliste : au sommaire du premier numéro

L’acte de naissance du Novelliste ayant soulevé plus d’intérêt et de réactions que ne l’avait prévu son initiateur, les choses sont allées très vite. Dans le respect des intentions originelles, l’identité autant que les moyens et les ambitions de cette nouvelle publication se précisent. Revue ? Magazine ? Anthologie permanente ? Le sujet n’est pas encore tranché, mais d’ores et déjà le contenu du premier numéro est arrêté. Revue de détail ci-dessous.

  Comme annoncé ici-même, Le Novelliste se consacrera essentiellement à la publication de nouvelles, pour moitié écrites par des écrivains d’aujourd’hui, et pour l’autre moitié par des auteurs (principalement anglo-saxons mais pas que) représentatifs de « l’âge d’or des conteurs ». Sur le même principe (moitié hier, moitié aujourd’hui), on trouvera également dans le Novelliste des articles, […]

LE NOVELLISTE, un nouveau débouché pour la nouvelle ancienne et contemporaine

C’était la forme reine des littératures populaires au temps où les journaux et magazines constituaient la seule arme de distraction massive des foules. Elle a fait les beaux jours de « l’âge d’or des conteurs » et la réputation de nombre d’écrivains, qui lui devaient renommée et fortune. De nos jours, alors que le roman tient le haut du pavé (de préférence sous forme d’énormes tomes et d’indigestes dodécalogies), elle fait figure de parent pauvre. Plus personne (dit-on) n’en lit. Les auteurs qui s’obstinent à en écrire peinent à trouver des débouchés. Grand amateur de nouvelles, l’ours danseur fait le pari de leur consacrer un nouveau support, sous forme d’une revue, numérique et papier, athématique et atemporelle, mêlant à la crème de ce qui se faisait autrefois en la matière le meilleur de ce qui continue à s’écrire de nos jours.

  LE NOVELLISTE voudrait marier l’hier et l’aujourd’hui en proposant à ses lecteurs (s’il en trouve !) des traductions issues des publications de « l’age d’or des conteurs » et des inédits d’auteurs francophones contemporains bien vivants. Que trouvera-t-on dans ses colonnes ? Ce que l’on trouvait entre les pages des magazines anglo-saxons de la fin du dix-neuvième et […]

Le silence des manieurs de plume

Quel pied, d’être un manieur de plume qui essaye d’exercer de manière professionnelle son petit talent et d’en tirer tant bien que mal sa quotidienne pitance !

  Tu passes d’abord des années à abattre un travail de moine pour te former, te perfectionner, te faire une place dans un monde qui ne se prive pas de te faire sentir qu’il se débrouillerait très bien sans toi. Ensuite, avec un peu de chance, tu te trouves un éditeur (ou plusieurs) pour t’exploiter […]