Mise en chantier de ‘L’Arche’ d’André Arnyvelde

Le chantier du Novelliste #01 bel et bien achevé s’ouvrent déjà ceux qui devront trouver leur achèvement dans le premier semestre de l’année prochaine. Parmi ceux-là, il en est un qui me tient particulièrement à cœur : la réédition de ‘L’Arche’, le grand-œuvre lyrique et jubilatoire d’André Arnyvelde, écrit dans les tranchées de 14, paru en 1920, et qui fut cette année-là parmi les finalistes du Goncourt. Cela commence comme un chant d’amour à une femme, Henriette Sauret, compagne des jours de paix, et cela se poursuit, sous la conduite de la figure fantasmée de l’Arcandre, comme une déclaration d’amour à l’univers, à la vie, à la joie, au bonheur d’exister. Pour résister à la géhenne guerrière et croire encore qu’il y aurait un lendemain, à un homme, à un écrivain tel que celui-ci il fallait bien cela. Toutes proportions gardées et sachant que tout oppose ces deux auteurs, ‘L’Arche’ est à Arnyvelde ce que ‘Les poulpes’ sera, au conflit suivant, à Raymond Guérin.

  En attendant avril 2018 et la sortie, donc, de cette nouvelle édition (la troisième, après l’originale en 1920  à la Société mutuelle d’édition, puis la première réédition par Pierre Versins au club Futopia en 1961) commencent les travaux préparatoires lancés par la découverte fortuite, le week-end dernier, de l’image qui illustrera la couverture. Il […]

CSG : une demi-mesure provisoire ne répare pas une injustice, encore un effort madame la ministre

Le couperet ministériel est donc tombé : une solution a été trouvée pour compenser intégralement la hausse de la CSG pour les artistes-auteurs. Ah ? Très bien… Quelle est-elle ? Ben… après avoir relu trois ou quatre fois le communiqué de presse censé nous l’apprendre, j’en suis encore à me le demander. Ce qui semble sûr, c’est que la solution tant attendue ne sera ni pérenne ni pour tous les artistes-auteurs. À ce niveau de flou dans la communication, on ne peut qu’interpréter la trop vague parole ministérielle. Ce que tente de faire le SELF, dont je reproduis ci-dessous un communiqué sur le sujet diffusé hier.

  Par un communiqué de presse en date du 29 novembre, Mme Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a annoncé avoir trouvé « une solution permettant de garantir aux artistes-auteurs un maintien de leur pouvoir d’achat dans le contexte de hausse de la CSG ». La ministre se félicite en outre « de cette solution et remercie chaleureusement […]

Hausse de la CSG compensée pour les artistes-auteurs : c’est dans la poche ?

L’Assemblée nationale va examiner en deuxième lecture, les 27, 28 et 29 novembre, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2018. On respire un peu mieux, du côté des artistes-auteurs, depuis qu’un amendement a été introduit et voté au Sénat pour faire en sorte que l’augmentation de leur CSG soit compensée par une baisse de la cotisation retraite pour tous. Dans la foulée, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a fait savoir par communiqué de presse qu’elle se rangeait à l’avis des sénateurs et soutiendrait cet amendement. Cette solution était celle que préconisait l’USOPAVE (Union des Syndicats et Organisations Professionnelles des Arts Visuels et de l’Ecrit, dont le SELF est membre) et pour laquelle elle avait effectué un important travail de sensibilisation à l’Assemblée nationale, puis au Sénat. Tout serait-il donc à présent pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Pas tout à fait. Il serait prématuré de crier victoire, sachant que tout est toujours possible en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, qui aura le dernier mot. Il serait quand même stupéfiant (et pour le moins inquiétant pour le monde de la Culture) que le gouvernement, à l’encontre de l’avis exprimé publiquement par Françoise Nyssen, […]

Les drôles de manières de M. RAAP

Il semble que l’on s’intéresse à ce renouvellement pourtant pas très glamour du CA du RAAP. C’est une bonne nouvelle, qui ne peut que réjouir tous ceux qui ont été outrés, l’année dernière, par les manières de monsieur RAAP, décidé à imposer envers et contre tous sa fameuse « réforme » à 8 %. Simultanément, un certain nombre de questions se posent sur le scrutin et la manière dont il est orchestré. De bonnes questions, qui appellent quelques réponses.

  Pourquoi seulement 4 noms pour 4 postes à pourvoir ? On ne peut faire porter à M. RAAP tous les péchés du monde. S’il n’y a que quatre candidats dans le collège « écrivains et traducteurs littéraires », c’est avant tout parce qu’il y a eu un déficit de candidatures dans nos rangs. Certes, pour être validés […]

S’engager pour ne pas crever

Je suis candidat à l’un des postes d’administrateur du RAAP (le régime de retraite complémentaire obligatoire des artistes-auteurs) dans le collège des écrivains et traducteurs littéraires. Les électrices et les électeurs – vous qui me lisez peut-être – reçoivent ces jours-ci le matériel électoral et pourront voter jusqu’au 8 décembre. Je dois vous expliquer pourquoi j’ai pris cette décision et en quoi il est important que vous votiez si vous le pouvez, ou au moins que vous participiez à diffuser l’information. Comme je nous sais tous très occupés, je serai bref… ou du moins j’essayerai.

Je suis comme vous : je n’ai qu’un goût modéré pour la paperasse et tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une institution. Lors des dernières élections au conseil d’administration du RAAP, j’ai dû jeter à la corbeille à peine l’avais-je reçu le courrier contenant le matériel électoral de ce régime de […]

Rien ne nous sera offert

Après le temps des constats, celui de l’action. Une plus juste rémunération des auteurs et une répartition plus équitable de la richesse produite dans l’édition ne se demandent pas : elles se revendiquent, elles s’exigent, elles s’arrachent. On nous traite depuis suffisamment longtemps comme quantité négligeable pour que nous ayons au moins une certitude : celle que rien ne nous sera offert. On convoque des « États Généraux de l’Imaginaire » ? Le temps est venu de rédiger nos « cahiers de doléances » ! C’est le sens de la lettre ouverte que vient d’adresser le Syndicat des Écrivains de Langue Française à 17 éditeurs de nos genres de prédilection, qu’il a mise en ligne sur son site, et que l’ours danseur relaie bien volontiers ci-dessous.

Pas d’Imaginaire sans auteurs ni autrices ! Lettre ouverte aux éditeurs de l’Imaginaire : ActuSF, L’Atalante, Au diable vauvert, Le Bélial’, Bragelonne, Critic, Folio SF, J’ai lu SF, La Volte, Le Livre de Poche, L’homme sans nom, Lune d’encre, Mnémos, Les Moutons électriques, Outre Fleuve, Pocket, Scrinéo. Le 10 octobre 2017 À l’initiative d’un regroupement d’éditeurs et […]

Le Novelliste : au sommaire du premier numéro

L’acte de naissance du Novelliste ayant soulevé plus d’intérêt et de réactions que ne l’avait prévu son initiateur, les choses sont allées très vite. Dans le respect des intentions originelles, l’identité autant que les moyens et les ambitions de cette nouvelle publication se précisent. Revue ? Magazine ? Anthologie permanente ? Le sujet n’est pas encore tranché, mais d’ores et déjà le contenu du premier numéro est arrêté. Revue de détail ci-dessous.

  Comme annoncé ici-même, Le Novelliste se consacrera essentiellement à la publication de nouvelles, pour moitié écrites par des écrivains d’aujourd’hui, et pour l’autre moitié par des auteurs (principalement anglo-saxons mais pas que) représentatifs de « l’âge d’or des conteurs ». Sur le même principe (moitié hier, moitié aujourd’hui), on trouvera également dans le Novelliste des articles, […]

LE NOVELLISTE, un nouveau débouché pour la nouvelle ancienne et contemporaine

C’était la forme reine des littératures populaires au temps où les journaux et magazines constituaient la seule arme de distraction massive des foules. Elle a fait les beaux jours de « l’âge d’or des conteurs » et la réputation de nombre d’écrivains, qui lui devaient renommée et fortune. De nos jours, alors que le roman tient le haut du pavé (de préférence sous forme d’énormes tomes et d’indigestes dodécalogies), elle fait figure de parent pauvre. Plus personne (dit-on) n’en lit. Les auteurs qui s’obstinent à en écrire peinent à trouver des débouchés. Grand amateur de nouvelles, l’ours danseur fait le pari de leur consacrer un nouveau support, sous forme d’une revue, numérique et papier, athématique et atemporelle, mêlant à la crème de ce qui se faisait autrefois en la matière le meilleur de ce qui continue à s’écrire de nos jours.

  LE NOVELLISTE voudrait marier l’hier et l’aujourd’hui en proposant à ses lecteurs (s’il en trouve !) des traductions issues des publications de « l’age d’or des conteurs » et des inédits d’auteurs francophones contemporains bien vivants. Que trouvera-t-on dans ses colonnes ? Ce que l’on trouvait entre les pages des magazines anglo-saxons de la fin du dix-neuvième et […]

Le silence des manieurs de plume

Quel pied, d’être un manieur de plume qui essaye d’exercer de manière professionnelle son petit talent et d’en tirer tant bien que mal sa quotidienne pitance !

  Tu passes d’abord des années à abattre un travail de moine pour te former, te perfectionner, te faire une place dans un monde qui ne se prive pas de te faire sentir qu’il se débrouillerait très bien sans toi. Ensuite, avec un peu de chance, tu te trouves un éditeur (ou plusieurs) pour t’exploiter […]