Leo Dhayer ? C’est qui, ce gonze ?

Qu’est-ce qu’une notice bio, sinon un exercice exhibitionniste ? Et les tentatives de contournement n’y changent rien : la drôlerie forcée devient vite pitoyable, la concision énigmatique vous semblera hautaine, et la prolixité facétieuse insupportable. En désespoir de cause et puisque la chose semble indispensable, tentons l’approche la plus factuelle.

Je suis né, animal humain de sexe masculin, au début des années soixante du vingtième siècle. Fasciné par l’écrit et le monde du livre dès l’instant où un poche de Guy des Cars m’est passé entre les mains (on ne choisit pas ses entrées dans la vie), j’ai exercé divers métiers (charpentier, photocompositeur,  graphiste-rédacteur), avant de saisir l’opportunité au tout début du vingt-et-unième siècle d’en revenir à ma pente naturelle en devenant traducteur littéraire. En attendant la retraite qui me permettra bientôt de me consacrer intégralement à mes véritables passions, je gagne ma vie en traduisant principalement des romans sentimentaux.

Autodidacte par choix autant que par nécessité, je dois à trois rencontres importantes (Michel Jeury, Francis Valéry, Paul Bérato) d’avoir pu effectuer dès la fin des années soixante-dix une première incursion en tant qu’auteur dans ce que l’on n’appelait pas encore à l’époque les littératures de l’imaginaire. D’autres rencontres importantes (parmi lesquelles celle d’Emmanuel Jouanne et des autres membres du groupe Limite) m’ont amené à progresser dans cet apprentissage sous mon identité d’alors ‒ Lionel Évrard. La fin de l’aventure Limite, coïncidant avec une phase personnelle d’éloignement du monde de la science-fiction, vint clore cette période.

Leo Dhayer prend le relais aujourd’hui, parce que l’on ne peut éternellement freiner des quatre fers pour s’empêcher de dévaler sa pente naturelle. En faisant peau neuve sous cette deuxième identité littéraire, je me suis découvert de nouvelles passions qui m’ont amené à initier divers projets enthousiasmants (dont celui d’OL’CHAP, qui me tient très à cœur). Ces projets, réalisés ou en cours, ont rendu nécessaire la création de ce blog. La suite, c’est donc entre ces pages que vous la découvrirez dorénavant, si tant est que cela puisse vous intéresser.

 

Bibliographie Lionel Évrard

● L’art du trait (nouvelle), dans Des métiers d’avenir, anthologie de Pierre Marlson, Ponte Mirone, 1979.
Les prolétaires n’ont qu’une seule patrie : l’espace (nouvelle mal foutue), dans Espaces Libres n°5, fanzine de Stéphanie Nicot, 1979.
L’utopie vient du ciel (nouvelle foutraque), dans État psy ou utopie, anthologie de Francis Valéry, A&A fanéditeur, 1979.
Futopia 01, l’utopie moderne (série d’articles), A&A Infos, numéro hors série édité par Francis Valéry, 1980.
La fête des fous (nouvelle), dans A&A Infos n°83, fanzine de Francis Valéry, 1983.
● De sève et de sang (nouvelle, en collaboration avec Emmanuel Jouanne), dans Morgoth n°5, fanzine d’Éric Sanvoisin, 1983.
● Le clavier incendié (nouvelle), dans Mouvance 7, L’individu, anthologie de Bernard Stephan et Raymond Milési, 1983.
● Territoire de jeu (nouvelle, en collaboration avec Jean-Daniel Brèque), dans Fiction n°347, OPTA, 1984.
● Gens qui rient, gens qui pleurent (nouvelle), dans Proxima n°4, revue semi-pro d’Alain Garguir, 1984.
● La vitre brisée (recueil de novelettes auto-édité), La découverte australe, 1984.
● Chosophilie (novelette), dans Lard-Frit n°20, fanzine de Jean-Louis Lebreton, 1984.
● Goût à la vie (novelette), dans Lard-Frit n°21, fanzine de Jean-Louis Lebreton, 1984.
● En route vers l’insomnie (novelette), dans Rivajeu n° moins 20, fanzine de Rémy Gallart, 1985.
● Dernier repas cannibale (nouvelle), dans Malgré le monde, anthologie du groupe Limite, Denoël, coll. Présence du futur, 1987.
● Soliloque des limbes (nouvelle), dans Aux limites du son, anthologie du groupe Limite brièvement ressuscité par Lise N. et Max Lachaud, La Volte, 2006.
● Le monde intérieur (nouvelle), dans Aux limites du son, anthologie du groupe Limite brièvement ressuscité par Lise N. et Max Lachaud, La Volte, 2006.
● Va et vient (nouvelle, traduction en collaboration avec Pierre-Paul Durastanti) de Robert Silverberg, dans Mon nom est Titan, recueil de nouvelles de Pierre-Paul Durastanti, J’ai lu, 2006.
● Ma carrière de pornographe (article, traduction) de Robert Silverberg, dans Bifrost n°49, revue des éditions Belial, 2008.
● Plan de vol pour l’infini (poème), dans Bestiaire humain, anthologie de Christine Luce, Bibliogs, 2015.

Bibliographie Leo Dhayer

● ichtyornis, juvenilia, knickerbockers, labyrinthodonte (novella), dans Faites demi-tour dès que possible, anthologie, La Volte, 2014.
● K. (nouvelle), dans Bestiaire humain, anthologie de Christine Luce, Bibliogs, 2015.
● Kallocaïne (roman, traduction) de Karin Boye, Les moutons électriques, coll. Hélios, 2016.
● Un chien des Flandres (nouvelle, traduction) de Ouida, OL’CHAP1, printemps 2016.
● Meleagris Gallopavo (nouvelle, traduction) de Ouida, Bibliogs, coll. Synergie, 2016.
Mille dollars par jour ! (nouvelle, traduction) dAdeline Knapp, À lenseigne de lours danseur, 2017.
● La machine récalcitrante et autres fables sociales (recueil de nouvelles, traduction) d’Adeline Knapp, OL’CHAP2, été 2017 (à paraître).
Les grands livres de mon enfance (article, traduction) de Karin Boye, dans une version hard-cover hors commerce à tirage limité (60 ex.) de son roman Kallocaïne, Les Moutons Électriques, 2017, ISBN 9782361834197.

 

Illustration : détail du Jardin des délices (circa 1503) de Jérôme Bosch (1450 – 1516). Source : collection personnelle et Noosfere.org.

 

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